Environnement / écologie

POLITIQUE

Depuis toujours l’Aquarium du Limousin est fortement engagé dans la protection de la faune et de la flore aquatiques. Avant de devenir un site touristique, le site abritait un refuge animalier accueillant  poissons et tortues abandonnés par leur(s) propriétaire(s). Afin de contribuer aux besoins des animaux, le refuge s’est transformé en aquarium public en 1993.

Aujourd’hui encore l’Aquarium assure plus que jamais ses fonctions de refuge animalier ; en moyenne ce sont 5 poissons et une tortue par semaine qui rejoignent nos locaux. Nous constatons par ailleurs que ces chiffres augmentent en période estivale.

L’Aquarium s’en tient à une politique stricte quant au peuplement de ses aquariums. En effet nous faisons l’effort de travailler avec des sociétés capables de nous fournir des animaux d’élevage ou issus d’une pêche raisonnée afin de ne pas encourager la pêche abusive.

ENGAGEMENT

L’Aquarium du Limousin s’est rapproché de l’Institut Océanographique Paul Ricard, partenaire avec lequel les biologistes s’impliquent pour contribuer à la préservation des hippocampes. En effet les hippocampes sont aujourd’hui  inscrits sur la liste des espèces menacées. La raison ? Leur milieu de vie ne cesse de se dégrader et ce à cause de la pollution de l’eau notamment. Ces animaux sont également victimes de captures abusives à des fins commerciales, et se trouvent régulièrement piégés dans les filets de pêche.

Le groupe d’étude de l’hippocampe et l’Institut Océanique Paul Ricard poursuivent leurs travaux sur la préservation des hippocampes. Leur étude est ciblée sur 2 espèces : l’hippocampe à museau long et l’hippocampe à museau court. 1er succès concernant l’hippocampe à museau long : 100 juvéniles élevés dans l’écloserie de l’Institut Océanique Paul Ricard ont été relâchés en novembre dans leur étang d’origine.

200 juvéniles issus du même élevage ont rejoint neuf aquariums publics dont l’Aquarium du Limousin, où toute l’équipe espère de tout cœur assister à des naissances.

POLLUTION DE L’EAU

Les déchets que l’on rencontre en mer sont appelés « macro-déchets ».

Ceux-ci sont issus de l’activité humaine. Ces déchets sont visibles en surface mais peuvent aussi être immergés. Ils sont transportés par les courants marins ou par les fleuves jusqu’aux littoraux où ils se déposent sur les plages.

Ils sont constitués principalement d’emballages (sachets plastiques, bouteilles) ainsi que de matériel de pêche, d’objets en verre (bouteilles, flacons), en métal (canettes de boissons…), de tissus, d’objets en cuir ou en caoutchouc.

L’un des plus grands amas de déchets découvert se situe dans l’océan Pacifique ; à lui seul il représente la superficie de la France et de l’Espagne réunies.

Les déchets présents sur les littoraux n’ont pas tous été abandonnés sur place. Certains viennent de loin, amenés par les cours d’eau ou par le vent.

Des sources diverses :

  • Abandons sur le littoral par les touristes.
  • Rejets dans les ports.
  • Décharges sauvages.
  • Activités domestiques, agricoles et industrielles.
  • Transport maritime.
  • Pêche (filets et lignes …).
  • Déchets d’origine naturelle.

Des conséquences multiples :

  • Les oiseaux se prennent le bec dans les emballages plastique qui empaquettent les boissons.
  • Les tortues, les baleines ou les cachalots meurent étouffés par des sacs plastiques qu’ils prennent pour des méduses. Un cachalot a été retrouvé avec jusqu’à 50 sacs plastiques coincés dans la gorge.
  • Des animaux marins se blessent ou meurent en traversant des amas de détritus.
  • Les phoques et les otaries s’étranglent dans les filets de pêche.
  • Le matériel de pêche abandonné est également la cause de la détérioration des barrières de corail. En effet, les filets ou cordages s’accrochent aux récifs et les brisent.
  • Au fil du temps, le plastique se décompose en tous petits morceaux jusqu’à atteindre des tailles invisibles à l’œil nu. Des études scientifiques ont montré que ces micro-déchets bloquent les systèmes digestifs et respiratoires de certains organismes marins.